Sweat, chill, repeat

Le sport en art de vivre

Texte
Yannick Nardin
Copyright
Nicolas Stajic
Parution
Juin 2026

À quelques minutes du centre de Genève, le David Lloyd Country Club Geneva de Bellevue élève le sport au rang d’expérience globale, autour de trois axes centraux : performance, famille et bien-être. Un lieu où l’on entre pour une séance et où l’on reste volontiers la journée.

Né au Royaume-Uni sous l’impulsion de David Lloyd, ancien joueur de Coupe Davis, le groupe s’est imposé comme un acteur majeur des clubs premium en Europe. Son ADN ? Croiser fitness, bien-être et sociabilité dans des lieux pensés comme de véritables hubs du quotidien. On s’y entraîne, mais on y relâche aussi la pression, on y voit ses enfants s’épanouir, on y partage un repas ou on y prolonge la journée dans des espaces de travail dédiés. Première adresse helvète — un club existe à Veigy, en France voisine —, Bellevue incarne cette vision à travers une mécanique précise, dans des espaces impeccables nichés dans la verdure.

L’efficacité du modèle anglo-saxon
François Chaussumier, directeur des activités, guide la visite du club avec une attention presque paternelle. L’ancien entraîneur olympique en tennis et en préparation physique y évolue depuis vingt ans — une fidélité qu’il partage avec le directeur Frédéric Bouvier, présent depuis trois décennies. Son rôle ? « Faire vivre le club à travers les programmes d’entraînement, les événements, mais aussi comprendre qui vient, quand, pourquoi », précise l’intéressé.

Chez David Lloyd, les données irriguent chaque décision : fréquentation des cours, profils d’âge, habitudes horaires. L’offre est ajustée au millimètre aux différents visiteurs. Cette maîtrise à l’anglo-saxonne se prolonge à travers des protocoles de santé et de sécurité exigeants, mais aussi dans la culture interne. Esprit d’équipe, valeurs incarnées, reconnaissance des collaborateurs nourrissent un sentiment d’appartenance palpable — l’« employee of the year » se voit même offrir une parenthèse sous les tropiques !

D’un country club à un écosystème
Le virage impressionne. Né dans les années 1970, le country club de Genève a été repris dans les années 2000 par la famille d’Ernesto Bertarelli. Son positionnement élitiste et sportif s’affirme alors, notamment à travers la préparation des équipes d’Alinghi et du Bol d’Or. En 2020, David Lloyd Leisure reprend les structures et investit 15 millions de francs.

La fréquentation a depuis plus que triplé, avec un quart des membres de moins de 22 ans — signe d’un virage assumé vers un modèle familial. De nouveaux investissements et extension des infrastructures devraient encore renforcer l’offre et la dynamique — en gardant toujours en ligne de mire le confort des membres. « Nous mettons notamment en place un espace entièrement dédié au Pilates Reformer, ainsi qu’un quatrième terrain de paddle pour répondre à l’importante demande » évoque François Chaussumier.

Trois piliers, une expérience totale
Le club articule son offre autour de trois axes : fitness, sports de raquette et univers aquatique. L’expérience est pensée dans les moindres détails, à travers des cours signature. Une séance de l’iconique « Blaze » réunit ainsi course, renforcement et combat, permettant de maintenir l’effort en zone rouge entre 9 et 18 minutes sur 45 min ! Intense, assurément. Une salle immersive (un investissement de 700’000 francs) est dédiée à l’activité, avec lumières et musique rythmant l’effort — et le concept est prolongé par des formats festifs (« Blaze & Bubbles ») et des compétitions internationales. Autre surprenante innovation : l’Egym. Ce scan corporel ajuste automatiquement les machines à la morphologie de l’utilisateur !

Vient enfin le moment tant attendu du relâchement. Spa réservé aux plus de 22 ans, sauna au sel de l’Himalaya, douches à la menthe poivrée alternant chaud et froid, jacuzzi : la récupération devient rituel. L’idée ? Offrir une expérience totale, inscrivant le sport dans le quotidien, au-delà de la seule performance.

davidlloyd.ch