Omega European Masters

La culture de l’excellence

Texte
Claude Hervé-Bazin
Copyright
Omega | Golf-Club Crans-sur-Sierre | François Panchard | Hervé Deprez | Ian Schemper
Parution
Août 2026

Est-ce la nature, ou le destin, qui ont fait du Haut-Plateau valaisan un haut lieu du golf ? Tracé dans les herbes folles d’un alpage il y a juste 120 ans, le premier parcours a contribué à hisser Crans-Montana au rang de rendez-vous incontournable de l’élite mondiale — et, depuis 2001, de vitrine de l’horlogerie suisse.

Flashback. En 1906, un certain Arnold Lunn, lord anglais de son état, pose ses valises sur le Haut-Plateau et décide, sans autre forme de procès, que l’on y fera du golf — et, pourquoi pas, du ski ? Le désinvolte gentleman trace ses 9 trous à même l’alpage, avec vue panoramique sur la corolle de sommets ouatés des Alpes Pennines. Les Valaisans regardent faire, amusés, tandis que débarque, à dos de mule d’abord, toute une colonie de Britanniques bien mis, venus taper dans une drôle de petite balle blanche. Ils ne savent pas encore que ce lord farfelu vient de planter les graines de l’un des parcours européens de légende.

Un siècle de golf et davantage
Fondation du club local en 1924, achèvement des dix-huit trous en 1928, l’histoire poursuit son cours et rebondit (sur le green) en 1939, lorsque le Swiss Open choisit Crans-Montana. La compétition s’y déroule toujours, quatre-vingt-sept ans plus tard, s’imposant à la fois comme la plus importante de Suisse et comme la plus ancienne d’Europe à avoir lieu chaque année au même endroit !

Golfer à 1’500 m d’altitude n’a pourtant rien d’une évidence, notamment pour l’équipe de greenkeeping, sur la brèche dès l’hiver envolé… Mais si le Golf-Club de Crans-sur-Sierre — de son nom officiel — est réputé pour ses coups de vent qui peuvent vite rebattre les cartes, il l’est plus encore pour ses greens et fairways panoramiques réorchestrés de main de maître en 1997 par l’Espagnol Severiano Ballesteros. Plus sélectif pour les pros, plus ludique pour les amateurs, le tracé porte depuis son nom. Spectaculaire ? Assurément. Aucun autre parcours du Tour Européen n’offre les mêmes vues, ni le même lot de surprises.

Sous le signe de l’horlogerie
C’est à cette époque qu’Omega entre en scène. L’horloger biennois, désireux de faire vivre l’expérience de ses garde-temps, se tourne alors vers « des événements en parfaite résonance avec ses valeurs », explique Raynald Aeschlimann, actuel CEO de l’entreprise. La marque s’associe ainsi à Team New Zealand en voile et, en 2001, au Swiss Open de Crans-Montana — devenu entre-temps European Masters. 25 ans de fidélité, déjà.

Une « évidence » dictée par une affinité profonde entre deux institutions helvétiques, deux histoires de longue haleine et deux univers qui se reconnaissent à travers une même culture de l’excellence. « Il existe un parallèle fort entre l’héritage du tournoi et celui de notre manufacture, confirme Raynald Aeschlimann. Nous partageons cette mêle obsession de la précision et l’attention méticuleuse aux moindres détails. Mais nous sommes aussi alignés sur des valeurs telles que la patience, la maîtrise de soi et le prestige ». Et puis il y a le style : ce quelque chose d’unique et de raffiné qui réunit golf et grande horlogerie.

People, birdies et holes-in-one
Le tournoi entre dans une ère nouvelle sous le nom d’Omega European Masters, s’affirmant chaque année davantage comme un événement phare du DP World (European) Tour. Fort de son image réunissant savoir-vivre, savoir-être et paraître, il s’entoure de personnalités des mondes du sport, du cinéma et de la culture, « exprimant l’émotion de nos garde-temps », précise Raynald Aeschlimann. Les quelque 50 000 spectateurs suivant chaque année la compétition voient notamment Cindy Crawford, Michael Phelps et George Clooney fouler le gazon — certains avec, au bras, une Ultra Light présentée in situ. « Nos ambassadeurs sont toujours impressionnés par la beauté du lieu et l’énergie qui règne à Crans-Montana », constate le CEO. Le tournoi s’est d’ailleurs imposé comme l’un des rendez-vous les plus courus de l’agenda Omega, notamment grâce à l’organisation d’un Pro-Am, une compétition réunissant professionnels et people.

Côté pros, justement, le palmarès de l’épreuve est lui aussi à la hauteur du décor. Severiano Ballesteros (par trois fois !), Nick Price, Nick Faldo, José Maria Olazábal, Ernie Els, Sergio Garcia se sont tous imposés ici, jusqu’à Matthew Fitzpatrick, double vainqueur en 2017 et 2018. Plus récemment, Rasmus Højgaard et Matt Wallace ont ajouté leurs noms à cette galerie de légendes.

Autre figure de la compétition, Rory McIlroy est devenu en 2025 le sixième joueur de l’histoire à compléter le Grand Chelem de carrière, décerné aux joueurs remportant les quatre tournois majeurs du circuit. Ambassadeur Omega, le Nord-Irlandais est parallèlement un des membres fondateurs de la nouvelle ligue virtuelle TGL (lancée en 2025), soutenue par le PGA Tour, dont le chronométrage est assuré par nul autre qu’Omega… « Rory est une légende du golf qui symbolise la capacité à dépasser ses limites », dit de lui son partenaire horloger — une formule qui pourrait tout aussi bien s’appliquer au parcours lui-même.

Un golf dans l’air du temps
Venons-y, à ce golf. En constante évolution pour mieux épouser les exigences du temps (celles de la PGA comme celles du développement durable), le Severiano-Ballesteros achève en 2026 sa mue complète pour 23 millions de francs investis sur quinze ans. « Toutes les zones de jeu ont été reconstruites et une attention particulière apportée aux systèmes invisibles (irrigation et drainage), désormais à la pointe de la performance », souligne son directeur Pascal Schmalen.

« La philosophie a été simple : rendre le parcours plus attractif à tous les niveaux de jeu, professionnel comme amateur. Cela est passé par une réflexion approfondie sur le positionnement des tees de départ, des bunkers et des différents obstacles — un travail mené en collaboration avec European Golf Design, partenaire du DP World Tour, et validé par la famille Ballesteros pour garantir l’esprit du lieu » précise Pascal Schmalen. Les efforts réalisés en terme de durabilité depuis sept ans ont parallèlement valu une double certification GEO au golf.

La priorité absolue reste néanmoins de « rendre l’expérience de jeu inoubliable. » Fidèle des lieux à titre personnel, Raynald Aeschlimann, le CEO d’Omega, acquiesce. Son endroit préféré ? « Sans hésiter, la vue depuis le départ du trou n°7 (ndlr : tout juste revisité). Tout simplement incroyable. » Les golfeurs pro, eux, ont souvent un autre spot en tête : le n°13, sujet depuis des années d’un prix spécial hole-in-one — Omega Seamaster en or à la clef !

Rendez-vous est donné, cette année, du 3 au 6 septembre.

omegaeuropeanmasters.com