Eclectica

Pique-niques et belles carrosseries

Texte
Daniel Bauchervez
Copyright
Automobile Club Crans-Montana
Parution
Juillet 2026

Crans-Montana, juillet 2026. Entre deux virages mythiques des Alpes suisses, une collection de voitures d’exception ronronne dans un ample paysage qui semble avoir été dessiné pour elles. Bienvenue dans l’univers d’Eclectica.

Tout commence, cette année encore, par un geste d’élégance discrète, avant même que les moteurs des belles mécaniques ne s’éveillent rue du Prado : l’Eclectica Picnic, ainsi récemment rebaptisé par le créateur de l’événement et ex-pilote Nelson Philippe.

Pour ouvrir le bal
Le cadre n’est pas anodin : cap sur le Furkapass, ce col alpin entré dans la légende cinématographique depuis qu’Aston Martin et James Bond y ont trainé leurs jantes (souvenez-vous de Goldfinger). Dans ce décor suspendu entre ciel et roche, quelques dizaines d’invités triés sur le volet se retrouvent autour de voitures d’exception — collectionneurs, dirigeants de marques, partenaires et amis. Pas de scénographie artificielle, pas de course, de podium ni de projecteurs : il s’agit ici de vivre (enfin) l’instant, autour d’une gastronomie alpine revisitée tout droit sortie des malles en osier, comme jadis. Tables, chaises, porcelaine et coupes à champagne, rien n’est trop beau pour savourer.

« Le luxe ne se limite plus à posséder, mais à vivre. À ressentir. À partager des moments rares. » De ce leitmotiv personnel, Nelson Philippe a fait la colonne vertébrale de cette journée d’exception. « Un moment de connexion, d’émotion et d’authenticité », professe l’ex-pilote. Un bel apéritif en quelque sorte, annonçant le plat principal.

Eclectica dans sa nouvelle dimension
C’est déjà un anniversaire, une bougie à souffler, « un moment de confirmation ». Voilà cinq ans que la première édition d’Eclectica s’est tenue. Souvenons-nous : une poignée de belles carrosseries réunies au cœur de Crans-Montana par des passionnés d’automobile. Des rutilantes. Des rugissantes. Des rétros comme des révolutionnaires. Des rouges, des vertes et des pas mûres. Racées, invariablement, avec même quelques canards boiteux invités à la fête pour peu que leur ligne et leur histoire le mérite. Bref, tout l’éventail des vieilles bagnoles de légende, de la Maserati à la Deux-Chevaux — « loin de toute idée de compétition et respectueux du territoire », précise Nelson Philippe.

En cinq ans, l’intuition est sur le point de devenir institution. Ce premier jubilé marque un cap, accompagné d’un nouveau nom de baptême : voilà l’event officiellement renommé Eclectica International Motor Show. « Nous passons d’un événement concentré sur un week-end à une plateforme internationale avec plus de jours, de marques et d’expériences. Eclectica devient ainsi un véritable salon automobile à ciel ouvert, tout en gardant son ADN émotionnel et artistique », résume Nelson Philippe.

« Un lieu, une énergie, une émotion »
Succédant à plusieurs journées presse et VIP, l’édition 2026 sera ouverte au public du 24 au 26 juillet. Elle se partagera entre la rue du Prado (pour le concours d’élégance), le parking du Sporting (pour les marques) et un aréopage de sites naturels évocateurs. Ferrari, Porsche, Maserati, Lamborghini, Mercedes-Benz, les plus grandes maisons du luxe sur quatre roues ont répondu présent, avec le soutien de tout un écosystème spécialisé.

Pourquoi ici ? Pourquoi à ce moment-là ? Nelson Philippe s’enthousiasme : « nous avons choisi l’été car il n’y a pas d’autres grands rendez-vous automobiles à ce moment-là — et surtout parce que c’est le moment idéal pour sortir ces véhicules. » Les routes sont ouvertes, la montagne retrouve vie et les vacances chantent les envies d’évasion. « Les voitures de collection ne sont pas faites pour rester immobiles ; elles méritent de rouler. Et de rouler dans des lieux aussi majestueux que les Alpes suisses. Sur des routes fantastiques. Dans un environnement fantastique », renchérit le fondateur d’Eclectica.

« Le plaisir de conduire »
C’est bien là, au fond, ce qui distingue le mieux l’Eclectica International Motor Show (EIMS) des autres rendez-vous automobiles européens : sa volonté de prendre le volant, pour le plaisir de la conduite. « On ne vient pas seulement voir les voitures, on les vit, résume Nelson Philippe, dans un mélange unique entre luxe, culture et automobile. »

En ligne de mire ? « Faire de l’EIMS le rendez-vous automobile estival de référence en Europe, loin des halls fermés, sur des routes mythiques, dans des paysages forts ». Pour cela, Crans-Montana a tout ce qu’il faut à portée d’accélérateur.

automobileclubcm.com