Art de vivre au Club Med Cefalù
Dolce vita sicilienne au bord de la mer
À Cefalù, sur la côte nord sicilienne, le Club Med renaît en Resort Exclusive Collection. L’occasion de se laisser aller à la dolce vita, un œil sur le bleu joyeux de la mer Tyrrhénienne, l’autre sur la pierre dorée de la vieille ville adossée à sa montagne.
Il a jeté l’ancre face à la mer, derrière un rideau d’oliviers. Occupant carrément sa propre péninsule rocheuse soulignée par intervalles de courtes falaises, à l’approche de la charmante ville historique de Cefalù, le Club Med local a récemment rouvert ses portes sous la griffe Resort Exclusive Collection 5 tridents — le pre- mier du genre en Europe.
Fondues au rocher, dans un paysage minéral égayé de jeunes lauriers roses et palmiers, les Villettas privées, aux lignes mi-cubiques mi-rondes, rappellent les vieux muragghi et dammusi de pierre sèche éparpillés à travers les campagnes siciliennes. Sous leur carapace rustique, aucune place pour le passé. Tout ici est épure, confort et joie de vivre retrouvée : la chambre spacieuse (34-36 m2) et lumineuse aux touches turquoise, les lits douillets aux trois épaisseurs de matelas, le chaud soleil du sud atténué par des panneaux de bois à claire-voie, la salle de bains ouverte qui s’annonce par une baignoire-îlot profonde comme la Méditerranée, un miroir aux allures de hublot (géant) à son chevet...
Panoramas
Les Villettas les plus avancées, piquetant l’abord de l’escarpement, échappent à tout vis-à-vis. Devant leurs baies vitrées : une terrasse et la mer, tout simplement. Ailleurs, accessibles à tous, un canapé, un fauteuil et leurs coussins prennent eux aussi l’air du large. Et, tout au bout du parc, sur sa longue terrasse suspendue au-dessus des flots, une piscine à débordement s’allonge, mêlant à l’œil ses eaux à celles de la grande bleue. Elle cumule deux bassins : l’un classique ; l’autre naturel, où prennent déjà pied quelques plantes aquatiques. Les chaises longues, sous leurs grands parasols solides, se tournent magnétiquement vers l’horizon et les figuiers de Barbarie. D’autres se juchent en estrade, comme à la parade. Quelques escaliers courent entre les rochers, glissent jusqu’à la pointe. Plein est, plein axe, le vieux centre de Cefalù, étalé au pied de son monolithe- forteresse, baigne dans la lumière rosée du couchant. La célèbre cathédrale nor- mande est là, à l'avant-poste, dépositaire de certaines des plus belles mosaïques de Méditerranée, réalisées au XIIe siècle par des artistes byzantins. Un Christ Pantocrator y règne sans partage sous la voûte, sur fond d’or.
Les pieds dans l’eau
Dans sa corolle de falaises, le ponton de l’hôtel s’étire face au même panorama. On y saute sur un Hobie Cat pour une session de glisse parfumée d’embruns, ou l’on y embarque sur une planche de SUP pour un voyage contemplatif sur les eaux — paddle classique, paddle-fitness ou paddle-yoga, au choix. C’est un Club Med, après tout, alors les activités ne manquent pas : tennis (cours impec- cables), tir à l’arc et même, pourquoi pas, surf... électrique !?
Derrière les fourneaux, les cuistots n’ont pas le temps de méditer, eux. Il s’agit, ici, de donner toute son ampleur au menu pensé par le chef-star Andrea Berton. Passé par la légendaire Enoteca Pinchiorri florentine, puis aux côtés d’Alain Ducasse, l’homme a collectionné au fil du temps 4 étoiles Michelin. S’il se consacre aujourd’hui principalement à son navire-amiral milanais (le Berton), il a signé la carte d’Il Palazzo Gourmet Lounge, le gastro du Club Med Cefalù — où l’on déguste une délicate cuisine aux accents du Frioul, dans un décor aux lignes pures rendant hommage aux grandes heures du cinéma italien. Plus mer-à-mer, le Riva Beach, qui ouvre ses portes exclusivement à la belle saison, joue, lui, la carte barbecue sous des airs de brise marine (ou se contente de la vue lorsqu’elle souffle trop). Pour finir : un gelato (al limon), les pieds dans l’eau. L’été sera chaud, l’été sera intense.