Dans le roc de Santorin
Entre roche volcanique et mer Égée
À la pointe sud de l’île grecque, face à la caldeira envahie par la mer, les Nature Eco Residences Santorini se fondent dans l’austérité d’un paysage volcanique écrasé de soleil. En tête-à-tête, la mer danse autour des fumerolles sporadiques des îlots des Kameni, unissant la perle des Cyclades aux mythes anciens.
Mille fois, on a cru y reconnaître l’Atlantide, éventrée vers 1600 avant J.-C. par une terrible éruption dont les cendres recouvrirent la cité prospère d’Akrotiri d’une gangue épaisse, telle une Pompéi minoenne. Les pithoi (jarres) de terre cuite s’y alignent encore, dans l’immortalité paradoxalement offerte par le cataclysme.
C’est à quelques pas, sur cette péninsule nue griffée de murets de pierre cachant des vignes en cerceaux se contorsionnant au plus près du sol brûlé, que s’implantent les Nature Eco Residences Santorini. Loin de la foule de la blanche Oia et des ruelles étriquées de Thira, ses quinze suites, bâties en pierre de lave rousse ou directement excavées dans le tuf, s’amarrent au péril du vide, avec la Méditerranée et le souffle chaud du meltem pour seuls compagnons. À chacune sa bulle d’intimité.
Des suites enchâssées dans les falaises
La hauteur des voûtes, aux arrondis féconds, laisse circuler l’air. La pureté des blancs, les bétons bruts minimalistes des salles de bain, les matériaux naturels, la pierre des lavabos, le mobilier en pin, teck ou châtaignier conçu sur-mesure et les objets de décoration ramenant à des temps insulaires révolus, dessinent des espaces cosys et inhabituellement généreux. Parmi les plus remarquables, les vastes Infinity Residences (60 m2) se creusent directement dans le roc, leur cocon débouchant sans transition sur une terrasse perchée, avec piscine de poche et lit de jour. En vis-à-vis, vertigineux, émergeant du bleu de la mer, se détachent l’îlot inhabité d’Aspronissi et l’île de Thirassia, soulignée du blanc de ses hameaux jumeaux.
Plus petites (25 m2), plus spectaculaires encore, les bien-nommées Caldera Residences s’ouvrent sur la même vue par d’immenses baies vitrées invitant la lumière et toute la carte postale. On en profite même directement depuis son lit — dont on choisit la fermeté, de même que celle de son oreiller.
Au-dessus, tel un paquebot voguant vers l’horizon, une longue piscine panoramique se déroule sous l’ardent soleil. On y lézarde sur d’autres lits de jour aux tons grèges, ronds comme la lune. Dans ce cadre de silence et d’harmonie idéal pour se détacher du superflu (réservé aux plus de 16 ans), méditation et yoga ont toute leur place. Jusqu’au coucher du soleil qui repeint le ciel de ses feux incandescents.