Les 3 savoir-faire de la Maison Laurent-Perrier
L'excellence artisanale au cœur de chaque cuvée
1. L'assemblage des vins de réserve
C'est Bernard de Nonancourt qui, à la tête de la Maison, a imaginé une approche différente du champagne : plutôt que de tout miser sur un seul grand millésime, recréer chaque année une « année parfaite » en assemblant plusieurs vins de réserve millésimés et complémentaires. C'est de cette idée qu'est née la Cuvée de Prestige Grand Siècle. Pour préserver ce trésor, les vins de réserve sont conservés séparément, Cru par Cru et cépage par cépage, dans des cuves inox à basse température, afin d'éviter toute oxydation et de garder toute leur fraîcheur. Comme le résumait le Chef de Cave Michel Fauconnet, c'est de la maîtrise de la vinification que dépend la qualité des assemblages.
Ce savoir-faire irrigue plusieurs cuvées de la Maison : Grand Siècle, sommet de cet art, assemble trois vins de réserve et deux cépages (Chardonnay et Pinot Noir) issus d'un maximum de 11 des 17 Grands Crus de Champagne ;
- Héritage, plus récente, est composée exclusivement de vins de réserve choisis pour leur fraîcheur et leur aptitude à la garde ;
- Brut Millésimé associe à parts égales Chardonnay de la Côte des Blancs et Pinot Noir de la Montagne de Reims ;
- La Cuvée, enfin, assemble plus de 100 Crus et intègre jusqu'à 30% de vins de réserve pour garantir la régularité du style.
2. La macération du Pinot Noir
Ce savoir-faire trouve son origine dans les années 1960, lorsque Laurent-Perrier développe une gamme de Vins Natures de la Champagne, qui deviendront en 1974 les Coteaux Champenois. La Maison y acquiert une expertise précieuse dans l'extraction des arômes du raisin noir, qui va donner naissance à un type de champagne rosé alors inédit : en 1968, elle dévoile Cuvée Rosé, un rosé non millésimé qui marque un tournant dans la catégorie. Concrètement, la macération consiste à laisser les peaux du Pinot Noir en contact avec le jus, dans une cuve dédiée, pour en extraire la couleur et les arômes, à la différence du rosé d'assemblage (la méthode la plus répandue en Champagne), qui consiste simplement à mélanger un peu de vin rouge à un vin blanc.
Chez Laurent-Perrier, les grappes sont triées deux fois (à la vendange puis sur table), puis égrappées et versées en cuve inox où la macération dure de 48 à 72 heures, avec des remontages biquotidiens, avant séparation du jus et pressurage des baies restantes.
Ce savoir-faire est au cœur de deux cuvées : Alexandra Rosé Millésimé, dont la difficulté tient à faire fermenter ensemble un Pinot Noir et un Chardonnay arrivés à la même maturité (seulement 10 millésimes dévoilés depuis sa création en 1982), et Cuvée Rosé, devenue une référence du genre.
3. Le non dosé
L'histoire commence en 1889, quand la Veuve Laurent-Perrier prend le contrepied des usages de l'époque, le champagne est alors très sucré, servi au dessert ou au goûter, en lançant un « Grand Vin Sans Sucre » destiné à la clientèle anglaise, friande de vins peu dosés.
Près d'un siècle plus tard, en 1981, Bernard de Nonancourt reprend cette idée et dévoile Laurent-Perrier Ultra Brut®, premier champagne non dosé de la Maison : un geste si précurseur que la catégorie « Brut Nature » n'existait pas encore et sera créée à la demande de Laurent-Perrier (tout comme « Extra Brut » en 1985 et « Brut Nature » en 1996). L'absence de dosage impose une exigence particulière : les raisins, Chardonnay et Pinot Noir issus des plus beaux Crus, doivent être récoltés à une maturité optimale pour atteindre un équilibre naturel parfait, sans aide du sucre. Une proportion importante de vins de réserve permet d'ajuster cet équilibre.
Ce savoir-faire donne naissance à Blanc de Blancs Brut Nature, 100% Chardonnay, minéral et frais avec des notes d'agrumes, et à Ultra Brut, assemblage de 55% de Chardonnay et 45% de Pinot Noir vieilli 6 ans en cave.