Val de

Bagnes

Paradis du ski de randonnée

Texte Daniel Bauchervez / Photo David Carlier
Date de parution Hiver 2017-2018

Il n’y a pas que le freeride dans la vie ! Le colossal terrain de jeu du val de Bagnes et du Pays du Saint-Bernard offre aux amateurs de ski de randonnée un espace considérable à explorer.

L’affluence (relative) des pistes balisées et des runs de freeride les plus réputés n’est qu’un souvenir à ranger au rayon des désagréments. En ski de randonnée, c’est le silence, l’apaisement et le rapport direct avec la nature qui prévalent. Certes, l’activité demande des efforts — parfois soutenus —, mais quel plaisir de traverser forêts, vallées et montagnes dans la paix retrouvée du grand blanc, puis de se laisser glisser au fil de pentes inviolées, où l’on imprime cérémonieusement sa trace.

Mille-et-une randonnées à ski
Discipline en constant essor depuis une bonne dizaine d’années, le ski-alpinisme trouve à Verbier un formidable terrain de jeu. La station, qui a accueilli les championnats du monde de la discipline en 2015, se taille d’ailleurs peu à peu en la matière un nom à la mesure de son exceptionnel domaine montagnard. Désormais, Les guides de Verbier proposent un large éventail de sorties, petites et grandes, dans la sécurité d’une connaissance parfaite du terrain et du matériel de sécurité à embarquer. Il y a les « simples » sorties à la journée, pour un grand bain de nature accessible à tous. A Verbier même, une suée d’une
grosse heure, par exemple, permet d’atteindre le col de La Chaux (2940 m) depuis celui des Gentianes —desservi par les remontées mécaniques. Le Bec des Rosses est juste là, en majesté. Et pourquoi ne pas poursuivre vers la célèbre Rosablanche (3336 m), goulot d’étranglement de la non moins renommée Patrouille des Glaciers ? Bruson, sur le flanc opposé du val de Bagnes, offre d’autres options faciles, comme la Tête de la Payanne. Quant au chemin forestier menant à la cabane Brunet, au-dessus de Lourtier, il appartient à la légende locale (et pas seulement pour la fondue à l’arrivée !).

Le Rogneux, un objectif ambitieux
Les amateurs éclairés apprécient d’y passer la nuit pour poursuivre, le lendemain, vers la belle pyramide blanche qui trône superbement à l’ouest. Encore près de 1000 m de dénivelé au programme pour conquérir l’un des classiques du ski de randonnée bagnard, héros d’une grande course annuelle à laquelle il a donné son nom : L’Intégrale du Rogneux. La montagne, culminant à 3084 m, est réputée pour ses excellentes conditions d’enneigement, même par redoux (en particulier sur sa partie supérieure). Aux petites combes d’abord traversées succèdent des murs, puis une série d’arêtes poudreuses menant au sommet, coiffé par une grande croix de bois, environ 3 h plus tard. De là se dégage une magnifique vue à 360 degrés sur les Combins et le massif du Mont-Blanc. Les meilleurs skieurs redescendent par le versant nord, très raide ; les autres reviennent plus sagement sur leurs pas en godillant.

Les grandes aventures
Les grandes aventures ne manquent pas — celles qui conduisent toujours plus haut, poussent à passer d’autres nuits dans des cabanes perchées, au mont Rose, dans le massif du Grand-Combin ou carrément sur la Haute Route. En passant par ce mythique itinéraire, Zermatt est à 5 jours de ski au gré d’une collection de passages et de sommets emblématiques des Alpes valaisannes : l’incontournable Rosablanche, mais aussi le Pigne d’Arolla (à 3790 m), le haut glacier d’Arolla, la Dent Blanche vue en gros plan, la Tête Blanche qui suit, jusqu’à la rencontre finale avec le Seigneur des Alpes : le Cervin.

www.guideverbier.com
www.meteosuisse.admin.ch
map.geo.admin.ch(cartes topographiques)
www.slf.ch (bulletins d’avalanches)

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