Jean-Nicolas Michaud

à l’heure de la montagne

Texte Daniel Bauchervez / Photo Sven de Almeida
Date de parution Hiver 2018-2019

Voilà 110 ans que la famille Michaud œuvre dans le domaine de la bijouterie et de la haute horlogerie. Une paille. En 2011, Jean-Nicolas Michaud ouvrait à Verbier une antenne de la très renommée entreprise neuchâteloise — au plus près de cette montagne qu’il adore.

D’aussi loin qu’il s’en souvienne, c’est à Verbier que Jean-Nicolas Michaud a passé ses hivers, à guetter les flocons et le moment tant attendu d’accompagner son père, ses frères et sa sœur sur les pentes de la station. La tradition familiale est devenue raison d’être lorsque, l’essor de Verbier aidant, la maison a pu y ouvrir une succursale. L’occasion de s’éloigner de la ville et respirer enfin à pleins poumons sur l’amphithéâtre ensoleillé.

«Le gros challenge sportif de ma vie»
Cette installation à Verbier en famille a permis à Jean-Nicolas Michaud de découvrir, grâce à un ami d’enfance, une autre forme de ski: la randonnée. L’expérience d’une liberté nouvelle, d’abord empreinte de craintes, mais qu’il a peu à peu apprise à maîtriser, pour savourer aujourd’hui pleinement l’intense plaisir de parcourir la montagne. Là-haut, sur les croupes blanches virginales, la trace d’un ski efface d’un coup les contraintes du quotidien.
Jean-Nicolas Michaud s’est rapidement laissé prendre au jeu de la PDG, avec une première petite patrouille à son actif en 2014 depuis Arolla et, en 2018, enfin, la Grande Patrouille des Glaciers, sur l’intégralité du trajet Zermatt-Verbier. Une journée aussi «pénible qu’extraordinaire» résume l’intéressé. Diététique, entraînement assidu, rien n’a été négligé. Le challenge: tenir sur la longueur. Les trois amis ont tenu bon, parvenant au bout de la course en un peu moins de 15 heures — certes loin des 5h35 des nouveaux recordmen italiens, mais le cœur rempli de cette joie propre aux défis relevés et aux peurs surmontées.
Fatigué mais pas épuisé, Jean-Nicolas Michaud s’est d’abord pris à penser qu’on ne l’y reprendrait plus. Mais les premiers flocons de l’hiver revenant le rendent songeur: et si, après tout, il se relançait dans l’aventure? Le virus est implanté.

Verbier: un état d’esprit
Vivre à Verbier, c’est skier. Mais c’est aussi profiter pleinement de l’après-ski et de l’ambiance cosmopolite qui règne ici. Pour ça, Jean-Nicolas Michaud est aux premières loges. Du cocon chaleureux de sa boutique implantée rue de Médran, il voit défiler les noceurs convergeant vers le QG festif du Fer à Cheval. L’hiver passé, un Anglais a traversé la rue, bière à la main, pour pousser sa porte et repartir, dans la foulée, avec la bague de fiançailles destinée à celle qu’il venait tout juste de demander en mariage…
Dans l’ambiance lounge de la boutique, le décor et les pièces exposées disent beaucoup de Verbier: entre tradition et contemporanéité, le trendy chic est ici à l’honneur.
Loin de l’univers des villes, c’est souvent bonnet ou casque sur la tête que l’on pénètre dans la bijouterie. S’il a assez neigé, certains déchaussent même juste devant l’entrée. Il y a les anonymes et ceux qui le redeviennent le temps d’un séjour: créateurs amis comme Mads Kornerup, l’homme derrière les bijoux-talismans Shamballa ; businessmen de trempe mondiale (pensez Sir Richard Branson notamment); stars et têtes couronnées. Les familles royales anglaise et scandinaves n’ont pas leurs habitudes que sur les pistes de Verbier: elles fréquentent aussi régulièrement la bijouterie Michaud. En toute simplicité.

www.michaud.ch

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